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Le Château de Trécesson

mercredi 2 septembre 2015, par Gîte Le Val des Fées

Le château de Trécesson a été construit à la fin du XVème siècle par « Jean de Trécesson » chambellan (officier de la cour qui était chargé de tout ce qui concernait le service intérieur de la chambre d’un souverain) du Duc Jean IV. Il resta dans la famille de Trécesson jusqu’en 1773 ou il passa ensuite aux mains des « Le Prestre de Chateaugiron ». Pendant la terreur le député girondin « Defermon » y resta caché pendant plus d’un an. Il fut acquis ensuite par un payeur aux armées (fonctionnaire appartenant au corps spécial du service de la trésorerie aux armées pendant l’empire) dénommé « Nicolas Bourelle de Sivry » qui fut inhumé dans la chapelle Saint Jean. Durant la restauration il fut affecté à l’Ecole d’Agriculture du Morbihan. Il passe ensuite par héritage aux familles « Perrien de Crenan », puis aux « Montesquieu » et enfin à la famille « De Prunelé » qui y habite encore à ce jour.

Le château a conservé son aspect médiéval avec ses murs de schiste rouge. Il est situé sur la commune de Campénéac (Morbihan) aux abords de la Forêt Mythique de Brocéliande. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis juin 1922 et une inscription en septembre 2012.

Dame blanche du Château de Trécesson
Dame blanche du Château de Trécesson.

Le chateau de Trécesson est, de la même manière que la Forêt de Brocéliande, connue pour ses légendes dont trois particulièrement sont restées dans la mémoire des habitants de la région.
La 1ère, et la plus plus connue est, « La Dame Blanche ». En automne de l’année 1750 un braconnier entend du bruit dans le parc du chateau. Il voit surgir un carrosse suivit par des hommes munis de pelles. Celui ci s’arrête ; une dame blanche vêtue de soie blanche et portant une couronne descend accompagné par deux gentilshommes. Les domestiques se mettent à creuser une fosse. la jeune femme hurle de terreur et supplie ceux qu’elle appelle ses « frères » de la laisser en vie. Ces derniers la poussent dans le trou, ordonne qu’il soit rebouché et s’éloignent. Le braconnier affolé se précipite au chateau pour alerter le conte. Celui ci décide de se rendre sur les lieux accompagné de domestiques. Dès que ces derniers ont fini de creuser, ils découvrent la jeune dame qui ouvre les yeux et meurt aussitôt. Le conte fit de nombreuses recherches pour connaître l’identité de la dame et de ses agresseurs. Malheureusement celles ci furent vaines. Il décida alors de déposer le corps dans la chapelle du chateau qui y resta exposé jusqu’à la révolution. Nul ne connaît aujourd’hui l’identité de la dame blanche mais la légende raconte que cette jeune femme cherche à raconter la réalité de cette histoire en apparaissant régulièrement dans les brumes du chateau de Trécesson.

La 2ème histoire est aussi bien connu des habitants du secteur. Il s’agit du « Manoir de Pied d’Anon ». C’est l’aventure d’un seigneur de Trécesson qui conserva sa fortune grâce au petit rocher de Pied d’Anon. Ce seigneur avait une passion : le jeu. Une nuit dans les salons de Versailles il avait perdu successivement tous ses chateaux, toutes ses fermes et tous ses bois. Il était complètement ruiné. Au moment de quitter la table de jeu son valet de chambre lui indiqua qu’il lui restait son manoir de Pied d’Anon. De manoir il s’agissait en fait d’une cabane en bois accroché à un gros bloc granitique. Le seigneur joua donc son manoir et il gagna. Il continua à jouer et regagna tout ce qu’il avait perdu.

La 3ème histoire est moins connue. Il s’agit de « La Chambre aux Revenants ». Cette chambre se trouve au 2ème étage, isolée au bout d’un couloir. On la dit hanté. Personne ne veut y dormir. Un jour par bravarde un invité demande d’y passer la nuit. Il lui fut impossible de trouver le sommeil. L’orage grondait. Vers minuit s’ouvre une porte jusque là invisible. Des valets pénètrent dans la chambre et posent une table de jeux. Deux gentilshommes apparaissent, s’installent autour de la table et entament une partie de carte. L’invité tremble, brandit son pistolet, se met à tirer mais les balles sont sans effet. Le jeu dure toute la nuit et l’invité finit par s’endormir. A son réveil les gentilshommes ont disparu, mais sur la table reste une pile de louis d’or. L’histoire n’est pas finie. En effet l’invité et le propriétaire du chateau de Trécesson vont se battre pour s’approprier la pile d’or abandonnée par les joueurs-fantômes. Un procès s’ensuivit au Parlement de Bretagne. Mais la légende ne dit pas qui gagna.